Dans un article des Echos, Jean-Marc Vittori met en lumière l’essor fulgurant des batteries stationnaires, un phénomène majeur mais sous-estimé qui lève la contrainte de la variabilité des énergies renouvelables.
Nous entrons ainsi dans la « décennie BESS », marquée par un parc mondial qui double presque chaque année et dont la capacité a dépassé celle du stockage hydraulique.
Cette dynamique exceptionnelle est propulsée par une chute spectaculaire des coûts, divisés par cent en trente-cinq ans, couplée à des progrès techniques constants.
Côté offre, les investissements massifs de la Chine font chuter les prix, reproduisant le scénario du photovoltaïque.
Côté demande, cette baisse rend le stockage accessible et multiplie la valeur des énergies vertes.
L’auteur compare d’ailleurs la batterie à Internet : un amplificateur d’usage révolutionnaire. Déployée des mégafermes américaines et chinoises jusqu’à l’électrification rurale en Afrique, cette technologie fait face à des défis majeurs.
Parmi eux figurent la dépendance industrielle envers Pékin, l’adaptation des réseaux et la refonte des modèles de gestion.
En somme, les batteries imposent un changement systémique profond, prêt à redéfinir l’organisation globale du secteur électrique.
A court terme, chaque foyer sera équipée de son propre stockage, si possible associé à une centrale solaire afin de maîtriser au mieux son budget électrique.
